𝗩𝗮𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝗶𝗻𝗶𝗺𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 6 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝘀é𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁é 𝗽𝗿𝗶𝘃é𝗲 : 𝗼ù 𝗲𝗻 𝗲𝘀𝘁-𝗼𝗻… 𝗲𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 𝗽𝗼𝘀𝗲 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀
On voit circuler beaucoup d’informations en ce moment. Alors remettons d’abord le cadre.

𝗟’𝗮𝘃𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗻°2 𝗱𝘂 3 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 2025 prévoit bien une vacation minimale de 6 heures.

Il est actuellement 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱’𝗲𝘅𝘁𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻.

Tant que l’arrêté d’extension 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶é 𝗮𝘂 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹, cette règle n’est pas encore applicable à toutes les entreprises du secteur.

La date du 3 janvier 2026 correspond à une étape annoncée, mais 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗻𝗲 𝘃𝗮𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝗽𝗽𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.
Mais au-delà du juridique, le sujet mérite mieux qu’un débat binaire.

𝗖𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻 :
• des temps de trajet longs
• des vacations de 4h peu attractives
• une pénurie d’agents persistante
• une fatigue réelle, physique et mentale

La question de la 𝗱𝗶𝗴𝗻𝗶𝘁é 𝗱𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 et du 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 à 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 est légitime.
Mais côté dirigeants, d’autres réalités existent aussi :
• des prestations événementielles par nature courtes
• des donneurs d’ordre aux 𝗯𝘂𝗱𝗴𝗲𝘁𝘀 𝗱éjà 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗶𝗻𝘁𝘀
• des modèles économiques fragiles (culture, sport, collectivités)
• le risque de devoir arbitrer entre 𝗱𝘂𝗿é𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗶𝗺𝗮𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗱’𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀
Et surtout une vraie question de fond :

𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝘃𝗲𝗻𝗱 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘀… 𝗼𝘂 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘀é𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁é 𝗴𝗹𝗼𝗯𝗮𝗹𝗲 ?
Passer à 6h peut être un levier.
Mais sans réflexion sur 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗰𝘁𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲 𝗰𝗹𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗽𝗲𝗰𝗶𝗳𝗶𝗰𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗼𝗿𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀, le risque est de déplacer le problème plutôt que de le résoudre.

En sécurité privée, le sujet n’est pas seulement social. Il est é𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗼𝗽𝗲𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹 𝗲𝘁 𝗷𝘂𝗿𝗶𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲.

Le débat est nécessaire. À condition qu’il soit posé 𝗮𝘂 𝗯𝗼𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 et avec l’ensemble des paramètres sur la table.

𝗘𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗴é𝗿𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗲𝘀 𝘃𝗮𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗶𝗺𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘃𝗼𝘀 é𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲𝘀 ? 𝗣𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 !
À retenir
- L’avenant n°2 du 3 septembre 2025 porte la vacation minimale de 4 à 6 heures
- L’avis d’extension a été publié le 3 janvier 2026, l’arrêté suivra dans les semaines qui viennent
- La mesure fonctionne en sûreté aéroportuaire depuis 2015, mais notre secteur de la sécurité privée classique présente des réalités différentes
- Les effets pervers attendus : événements non couverts, extras impossibles, multi-sites dans une même vacation
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