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Droits et devoirs des agents de sécurité : Ce que la loi autorise

Les missions des agents de sécurité privée s’inscrivent dans un cadre légal strict, qui exclut toute confusion avec les prérogatives des forces de sécurité publique.    

Les agents exerçant des activités privées de sécurité jouent un rôle important dans la prévention des risques et la protection des personnes et des biens. L’exercice de ces missions s’inscrit toutefois dans un cadre juridique strict, défini par le code de la sécurité intérieure et par les principes généraux du droit.

Le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) rappelle régulièrement les règles applicables aux professionnels afin de garantir le respect des libertés publiques et le bon exercice des missions de sécurité privée.

Des missions limitées à la prévention et à la surveillance

Les agents de sécurité privée ont pour mission principale la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens, ainsi que la surveillance et le gardiennage de sites ou d’événements.

Ils ne disposent pas des prérogatives des forces de sécurité publique. Leur action doit donc s’inscrire dans un cadre strictement défini par la loi et respecter les principes de nécessité, de proportionnalité et de respect des personnes.

L’interpellation : un cadre juridique précis

Comme tout citoyen, un agent de sécurité privée peut procéder à l’interpellation d’une personne dans le cadre du flagrant délit, conformément à l’article 73 du code de procédure pénale, afin de la conduire devant un officier de police judiciaire.

Cette possibilité ne constitue pas une prérogative propre à la sécurité privée : elle relève du droit commun applicable à toute personne.

Dans tous les cas, l’intervention doit rester strictement nécessaire et proportionnée, et viser uniquement à mettre fin à l’infraction ou à prévenir un danger immédiat.

L’utilisation de moyens de contrainte : un encadrement très strict

L’utilisation de moyens de contrainte physique est particulièrement encadrée par le droit.

Les menottes ou entraves constituent des dispositifs destinés à prévenir la dangerosité d’une personne ou un risque de fuite. Leur usage est juridiquement limité à des situations spécifiques et fait l’objet d’un encadrement strict par le droit européen et par le droit national.

En droit interne, l’article 803 du code de procédure pénale prévoit notamment que le recours au menottage n’est possible que lorsque la personne est considérée comme dangereuse pour elle-même ou pour autrui, ou susceptible de prendre la fuite.

Ces règles rappellent que l’utilisation de tels dispositifs doit demeurer exceptionnelle et strictement justifiée par les circonstances.

Une exigence constante de professionnalisme

Les agents de sécurité privée doivent agir dans le respect :

  • du livre VI du code de la sécurité intérieure ;
  • du code de déontologie des personnes physiques ou morales exerçant des activités privées de sécurité ou des activités de formation aux activités privées de sécurité ;
  • des principes de nécessité, de proportionnalité et de respect de la dignité des personnes.

Le CNAPS veille, dans le cadre de ses missions de contrôle et de discipline, au respect de ces obligations par les entreprises et les agents de sécurité privée.

Toute intervention qui excéderait le cadre légal applicable est susceptible de donner lieu à des contrôles et, le cas échéant, à des suites disciplinaires et judiciaires.

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