Le ministère des Transports confirme qu’un texte réglementaire est en cours de rédaction pour autoriser les agents de sûreté de la SNCF à porter un pistolet à impulsion électrique (Taser), avec une parution visée pour le début de l’année 2026.
🔻Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la loi du 28 avril 2025 relative au renforcement de la sûreté dans les transports, dont une disposition sur le Taser avait été censurée par le Conseil constitutionnel pour vice de forme, sans remise en cause du principe même d’armement intermédiaire.
🔹Enjeu principal : doter d’un “outil intermédiaire”
L’objectif affiché : offrir aux agents un moyen de réponse non létal, situé entre la présence dissuasive et l’usage de l’arme à feu, dans un contexte de fortes tensions et d’augmentation des agressions dans les transports.
Cette demande est portée de longue date par la SNCF, notamment après un événement survenu en 2021 près d’Ermont-Eaubonne, où un individu menaçant avait été neutralisé par arme à feu.
🔎 Ce qui reste à préciser par le texte :
• le cadre exact d’usage du Taser
• les exigences en matière de formation initiale et continue,
• l’articulation avec les forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie) dans les gares et à bord des trains,
• les modalités de suivi et d’évaluation de ce nouvel équipement sur le terrain.
📅 Prochaine étape : publication du texte réglementaire annoncée en début d’année 2026.
📝 Elle marquera une étape importante dans l’évolution du cadre d’action des agents de sûreté ferroviaire, entre impératif de protection des voyageurs, sécurité des agents et encadrement juridique de l’usage de la force.
Des parlementaires — ont posé une question écrite au gouvernement (Assemblée nationale, décembre 2025) sur l’autorisation du Taser pour les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP, soulignant la hausse des agressions comme argument.
Raisons et enjeux de la mesure
👮♂️ Arguments en faveur
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Accroître la sécurité des agents et des voyageurs, face à des violences ou comportements agressifs.
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Offrir un outil intermédiaire non létal entre l’intervention désarmée et l’utilisation d’une arme à feu.
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Harmoniser les moyens de protection des agents de sûreté avec ceux de certaines polices municipales ou forces de l’ordre déjà autorisées à utiliser des pistolets à impulsion électrique (comme les polices municipales, sous conditions).
⚖️ Critiques et défis
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Risques de violences ou d’usage disproportionné, notamment envers des personnes vulnérables ou en situation de crise, soulignés par des oppositions parlementaires et associations.
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Encadrement strict nécessaire, formation, protocoles d’usage, supervision, et transparence des interventions seraient essentiels pour éviter les abus.
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La France a déjà mis en place des formations et des règles pour l’usage du Taser dans d’autres corps de sécurité, avec des obligations de caméra et de comptes rendus (par analogie avec les polices municipales)
Autres mesures de sûreté en parallèle
Parallèlement à ce débat :
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Les agents de sûreté peuvent déjà être équipés de caméras-piétons pour enregistrer leurs interventions.
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La loi élargit leurs compétences pour effectuer des palpations de sécurité, des inspections et la confiscation d’objets dangereux, ainsi que pour intervenir aux abords des gares.
En résumé
Vers le Taser pour les agents de sûreté de la SNCF ?
👉 Pas encore juridiquement autorisé.
La loi de 2025 visait à le permettre, mais la disposition a été censurée.
👉 Un texte réglementaire est en préparation pour 2026 afin de donner ce pouvoir par décret.
👉 Le débat reste en cours, entre volonté de renforcer la sécurité et préoccupations sur les libertés et les pratiques policières. -







